ETF à 0,06 % par transaction et horizon sans supplément.
Les pages Linxea affichent 0 % de frais de versement sur les trois PER dans le cadre standard, mais cela ne signifie pas que l’investissement ne coûte rien. Aux frais de gestion du contrat (0,50 %/an sur Spirit, 0,60 %/an sur Suravenir et Apicil) peuvent s’ajouter les frais internes des supports, les transactions ETF, certaines opérations, la gestion pilotée ou encore des frais de transfert avant 5 ans. Le bon réflexe consiste à additionner les couches de frais réellement utilisées.
ETF à 0,06 % par transaction et horizon sans supplément.
ETF à 0,10 % et fonds euro à 0,80 %/an de frais de gestion.
ETF à 0,15 % et fonds euro à 0,85 %/an.
Plafond affiché sur les trois contrats ; gratuit après 5 ans.
Sur Spirit PER, Suravenir PER et Linxea Apicil PER, Linxea met en avant 0 % de frais de versement dans le cadre standard. Ce point est favorable, mais il ne faut pas le confondre avec le coût annuel total. Les unités de compte supportent encore 0,50 %/an sur Spirit ou 0,60 %/an sur Suravenir et Apicil au niveau de l’enveloppe.
Ensuite viennent les frais du support lui-même. Linxea indique par exemple des ordres de grandeur de 0,20 % à 0,40 %/an pour les ETF, 1,70 % à 2,20 % pour certains fonds actions, 1,10 % à 1,80 % pour certains fonds obligataires et jusqu’à 2,50 % pour certains supports immobiliers. Ces coûts rémunèrent les sociétés de gestion et réduisent la performance nette du support.
Il faut enfin regarder les frais d’opération : transactions ETF à 0,06 % sur Spirit, 0,10 % sur Suravenir et 0,15 % sur Apicil, options de gestion pilotée, arbitrages spécifiques et éventuels frais de transfert avant 5 ans.
Ils ne sont pas nécessairement « cachés » juridiquement : ils figurent dans les documents contractuels, mais ils sont souvent dispersés entre l’enveloppe, les supports et les opérations.
Ils sont prélevés sur l’encours en unités de compte, même sans opération.
Un fonds actif ou immobilier peut coûter bien plus qu’un ETF, indépendamment des frais du PER.
Ils s’ajoutent aux frais internes de l’ETF et aux frais annuels de l’enveloppe.
Les frais propres au support peuvent comprendre souscription, gestion, cession ou autres coûts internes.
Sur Spirit PER, Linxea affiche notamment +0,20 %/an pour OTEA et +0,70 %/an pour Yomoni.
Sur Apicil, certains arbitrages en ligne vers le fonds euro sont gratuits une fois par année civile puis facturés.
Le transfert d’un PER détenu depuis moins de cinq ans peut supporter jusqu’à 1 % du capital transféré.
Ils sont déjà intégrés dans les rendements nets servis, mais restent importants pour comprendre la mécanique du fonds euro.
Illustration pédagogique : 20 000 € au départ, 200 €/mois, rendement brut hypothétique de 5,5 %/an. Scénario A : 0,70 %/an de coûts (0,50 % de contrat + 0,20 % de support). Scénario B : 2,30 %/an (0,60 % de contrat + 1,70 % de support). Hypothèse simplifiée, sans fiscalité ni variation de rendement.
L’écart commence déjà à se voir, malgré la durée encore relativement courte.
Dans cette simulation, les frais expliquent un écart de capital d’environ 7 246 €.
L’effet cumulé devient beaucoup plus important avec la capitalisation.
Le différentiel atteint environ 27 457 € dans le scénario retenu.
La durée amplifie fortement l’écart entre deux structures de frais.
Le différentiel atteint environ 71 807 € dans cette hypothèse pédagogique.
Une allocation ETF peut cumuler les frais du contrat, les frais internes de l’ETF et les frais de transaction.
Avec des fonds actifs à 1,7 % ou davantage, les frais du support peuvent dépasser largement ceux du contrat.
Une gestion pilotée peut ajouter son propre supplément, sans supprimer les frais des supports détenus.
Une comparaison de frais devient trompeuse dès qu’une couche de coût est oubliée.
Le 0 % concerne une opération précise. Les frais annuels de contrat et de supports continuent de s’appliquer.
Le coût de transaction de 0,06 %, 0,10 % ou 0,15 % n’est pas le coût annuel de gestion du tracker.
Un mandat peut ajouter un supplément annuel tout en utilisant des supports qui ont eux-mêmes des frais.
Un écart annuel modeste réduit aussi les gains futurs qui auraient pu être capitalisés.
Spirit, Suravenir et Apicil ne diffèrent pas seulement sur le taux UC : supports, fonds euro, minimums et options de gestion peuvent modifier le choix.
Grille des frais, ETF, SCPI et gestion pilotée : les dossiers à lire avant de calculer un coût global.
La grille tarifaire complète des trois contrats.
Voir les frais →Frais internes, transactions et choix des trackers.
Guide ETF →Comprendre les frais et la mécanique des supports immobiliers.
Guide SCPI →Comparer coûts, délégation et niveau d’intervention.
Comparer les gestions →Contrat, supports, ETF, immobilier, pilotée, arbitrages, transfert et impact à long terme.
Les frais ne sont pas cachés au sens contractuel : Linxea indique que d’autres frais peuvent s’appliquer et renvoie aux conditions générales. En pratique, l’impression de frais « cachés » vient souvent de la superposition de plusieurs couches. Aux 0,50 % ou 0,60 %/an de frais UC du contrat s’ajoutent les frais propres aux supports, les transactions ETF, certaines opérations et éventuellement un mandat de gestion.
Le 0 % signifie qu’aucun frais n’est prélevé sur le versement standard lui-même. Il ne signifie pas que le PER est gratuit. Une fois l’argent investi, les unités de compte supportent 0,50 %/an sur Spirit ou 0,60 %/an sur Suravenir et Apicil, auxquels s’ajoutent les frais internes des supports.
Linxea donne un ordre de grandeur de 0,20 % à 0,40 %/an pour les ETF. Ce coût est distinct des frais de transaction facturés par le contrat : 0,06 % sur Spirit, 0,10 % sur Suravenir et 0,15 % sur Apicil. Les deux peuvent donc se cumuler.
Linxea indique des ordres de grandeur de 1,70 % à 2,20 %/an pour certains fonds actions et de 1,10 % à 1,80 % pour certains fonds obligataires. Ces frais sont supportés à l’intérieur du fonds et s’ajoutent aux frais du PER. Sur une longue durée, la différence avec un support à faible coût peut devenir importante.
La structure varie selon chaque support. Linxea donne pour les fonds immobiliers un ordre de grandeur pouvant aller de 0 % à 2,50 %/an. Il peut aussi exister des frais de souscription, de cession ou d’autres coûts propres au support. La fiche de la SCPI, SCI ou OPCI doit donc être lue séparément de la grille du PER.
Oui, selon l’option. Sur Spirit PER, Linxea affiche par exemple +0,20 %/an pour la gestion pilotée OTEA et +0,70 %/an pour Yomoni. Ce supplément n’efface ni les frais annuels du contrat ni ceux des supports détenus dans le mandat. La gestion horizon retraite, elle, est affichée à 0 % de supplément au niveau du contrat.
Linxea affiche 0 % pour les arbitrages en ligne du fonds euro vers des unités de compte ou d’UC vers UC. Pour certains arbitrages en ligne vers le fonds euro, un arbitrage est gratuit par année civile puis la grille affiche 15 € + 0,10 % par opération. Il faut donc regarder le sens exact de l’arbitrage.
Le transfert d’un PER détenu depuis moins de 5 ans peut être facturé jusqu’à 1 % du capital transféré. À partir de cinq ans, le transfert est gratuit. Ce coût est prélevé par le contrat quitté et peut rendre un transfert prématuré moins intéressant si l’encours est élevé.
Dans notre illustration avec 20 000 € au départ, 200 €/mois et un rendement brut hypothétique de 5,5 %/an, une structure à 0,70 %/an aboutit à environ 132 469 € après 20 ans contre 105 012 € à 2,30 %/an. À 30 ans, l’écart atteint environ 71 807 €. Il s’agit d’une simulation pédagogique, pas d’une prévision.
Il faut partir de la même allocation et additionner chaque couche : frais de contrat, frais internes des supports, transactions, mandat éventuel et opérations spécifiques. Comparer uniquement 0,50 % à 0,60 % n’est pertinent que si le reste du portefeuille est identique. Le coût doit aussi être observé sur la durée prévue de détention.
Les barèmes ont été vérifiés sur les pages officielles Linxea, sa page d’explication des frais et les règles de transfert du PER.
Contenu informatif et comparatif, sans conseil financier personnalisé. Les unités de compte présentent un risque de perte en capital. Les exemples de capitalisation reposent sur des hypothèses fixes et ne constituent pas une prévision de rendement.